La bibliothèque d’Alexandrie

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la série essais des éditions du Littéraire

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Philippe SERGEANT
Gilles Deleuze, l’automate spirituel
De l’art monographique
Philippe SERGEANT

Le simulacre est l’expression selon laquelle est récusée toute idée de modèle. Par la force du simulacre, la pensée trouve sa dimension hétérogène. La pensée récite et répète, comme dans un chant, les notes, les accords discordants de son hétérogenèse qui est une ode à la vie. Tel est le climat deleuzien.
Le simulacre est le vrai caractère philosophique deleuzien. Aussi bien, dans les monographies qu’il leur a consacrées, et que nous avons étudiées dans cet essai, Spinoza, Leibniz, Hume, Nietzsche, Bergson sont-ils autant de masques, de personnages conceptuels, ou de sombres précurseurs, sous lesquels la pensée deleuzienne se déguise pour découvrir son rapport différentiel à elle-même et sa propre altérité.

Il y a une ritournelle deleuzienne, un cogito fêlé pour un moi dissous.
De ce cogito fêlé pour un moi dissous, fusent des lignes de fuite, se dessinent des lignes d’errance, à l’infini. Sur ces lignes, se rencontre souvent la menace d’un chaosmos qu’il faut conjurer. On ne pense toutefois que depuis ce chaos, contre le chaos qu’on porte en soi.

Accompagné d’un dessin original de Marc Ferroud.

135 x 215 – 344 p. 25,00 €  / Parution : mai 2017
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Lexies de l’œil
Dialogue avec Christian Jaccard
FRANÇOIS XAVIER

Dans ce monde moderne uniforme où l’on voit sans regarder, ces Lexies de l’œil seront totalement subjectives car, si « les axes de la poésie et de la science sont d’abord inverses », plutôt que « d’opposer à l’esprit poétique expansif, l’esprit scientifique taciturne pour lequel l’antipathie préalable est une saine précaution », François Xavier, poète avant tout, aborde ce livre avec la seule idée d’aller vers plus d’éveil émotionnel à l’encontre d’un artiste hors du commun et d’un homme exceptionnel….
Entre « voies nouées » et « voies ignées », l’Œuvre de Christian Jaccard active le processus des énergies dissipées. Déconstruis par le feu, ses objets brûlés (toiles, peaux, papiers) narguent l’idée de mort en renaissant autrement par un improbable dessein.
Proliférant et salvateur, le règne des nœuds et entrelacs s’est petit à petit juxtaposé à celui des combustions, imposant à l’artiste une transformation en outils de traçage et de pensée. Le concept supranodal inventé par Jaccard met au monde des outillages qui trouvent leur application comme marqueurs picturaux sur différents supports ou comme objets autonomes.
Deux univers au service d’une philosophie.

Pour en découvrir tous les chemins secrets et les délices sucrés, seront convoqués Schelling et Nietzche, Klossowski et Foucault, Bataille et Benjamin, mais aussi Bachelard et Laborit plus quelques autres au cœur d’une réflexion que l’auteur a mené, isolé au sein d’une propriété entourée de forêts, surplombant la mer, pour mieux s’investir dans le ressenti et la contemplation de l’œuvre, et seulement…
Ainsi est apparue dans toute sa simplicité cette fameuse simultanéité contradictoire qui fait vibrer Christian Jaccard quand il poursuit sa route ambivalente : immédiateté brûlante des combustions versus lenteur récurrente des nœuds patiemment accumulés en stalagmites nacrés. Voilà donc sous nos yeux (dé)montrée cette abstraction au centre même du concept de la fuite vers le monde de l’imaginaire en mariant si bien le désir et la terreur, métissage des pulsions qui fait tourner la tête, perdre toute notion d’arbitre et rejeter la juste mesure aux oubliettes.
Alors la révélation se fera jour : seul l’attrait irrépressible impose son codex, mode d’expression que Lacan désigne sous le terme de dialectique du désir.

En coédition avec la galerie Valérie Bach à Bruxelles

L’ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE A ÉTÉ TIRÉE À  DIX EXEMPLAIRES SIGNÉS & NUMÉROTÉS DE 1 À 10,PLUS QUATRE EXEMPLAIRES DE CHAPELLE HC I À HC IV,CHACUN COMPORTANT EN DOUBLE PAGE UN MONOTYPE ORIGINALE « HORS TEXTE » DE CHRISTIAN JACCARD.
Pour l’acquérir, merci de nous contacter directement par mail.

135 x 215 – 152 p. 20,00 €  / Parution : février 2017
Lire les 20 premières pages.

9782919318384Mai-68 : Révolution symbolique ou inertie institutionnelle ?
L’enseignement artistique à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts dans la tourmente
MARIA TYL

En 1979, Jean Musy, alors directeur de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts, nota dans son rapport relatif à un projet de réforme que « l’École des Beaux-arts attendait son historien ».

C’est désormais chose faite : Maria Tyl dresse dans cet essai un panorama général de l’École avec comme point nodal les évènements de Mai-68. Elle choisit d’explorer ce moment historique en posant les bonnes questions : cette révolution étudiante qui impose des ateliers populaires dans une institution canonique est-elle de l’ordre de la révolution symbolique rendue intelligible par Pierrre Bourdieu dans son « Manet » ? L’organisation de l’enseignement artistique à l’École des Beaux-arts en a-t-elle été profondément modifiée ?

Cet essai étudie au plus près comment cette révolution peut se traduire au sein du champ particulier qui est celui de l’enseignement artistique français dont l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris est l’enseigne amirale durant ces trois derniers siècles.
Maria Tyl ne s’est pas contentée de la théorie.
Elle a fait un nombre important d’entretiens avec des professeurs, des membres de l’Académie des Beaux-arts, des artistes qui ont participé aux Ateliers Populaires et des témoins des événements de Mai-68.
Elle permet ainsi de constituer un fonds d’archives qui fera date.

135 x 215 – 348 p. 25,00 € – janvier 2017
Lire les 25 premières pages

Préface d’Annie Verger.
En frontispice Vivants d’abord, la lithographie de Zao Wou-Ki (1920-2013) réalisée au profit des étudiants pour l’Atelier Populaire des affiches, en mai 1968.

9782919318353La croisade des enfants
Jean Duns Scot & François Villon
PHILIPPE SERGEANT

La pensée n’est pas seulement discursive, malgré les apparences. Elle n’est pas seulement programmatique. Elle est aussi digressive, vicinale. Elle est digressive, c’est-à-dire qu’étymologiquement parlant, elle s’écarte de son propre chemin. C’est sa façon pour elle d’explorer l’inconnu.
Pourquoi suis-je ceci plutôt que cela ? se demandent Jean Duns Scot et François Villon. C’est aussi la question que posent les enfants. Ils entrent en croisade pour obtenir une réponse qui ne viendra jamais. C’est aussi la question du processus d’individuation.
C’est un problème de fond : Il faut distinguer les concepts de différence et d’altérité et montrer que, bien qu’habituellement nous les confondions, ils s’excluent. Dans la théologie scotiste, Dieu est la différence en soi, absolue, infinie, originelle.
Cette différence ne suppose donc aucune altérité puisque ce Dieu ne saurait être autre que ce qu’il est. Mais dans la poésie, qui accompagne et dédouble la théologie au fil du temps, il en va justement tout autrement : l’altérité poétique, notamment chez Villon, exclut la différence théologique scotiste.
Le processus d’individuation, à travers les aléas de la différence et de l’altérité, a été médité au XIIIe siècle par un théologien et philosophe écossais, Jean Duns Scot. Il a été mis à l’épreuve de la poésie par François Villon deux siècles plus tard. Ainsi se brode, dans ses grandes lignes, notre motif. Au centre de ce motif, qui est aussi bien celui de la spéculation médiévale, nous retrouvons toujours, ou très souvent, la figure d’Aristote et l’extraordinaire idée du syllogisme qui la hante.
De part et d’autre du motif, nous voyons que la notion d’individuation se confond avec celle d’inachèvement, pour Duns Scot. Toute singularité est le produit, ou plutôt l’essence, d’un inachèvement. Tandis que Villon propose exclusivement de suivre les péripéties qui mènent de l’inachèvement vers cet inachevé dont nous sommes la composition vivante, ou plutôt les fragments.
De cette confrontation entre le théologien et le poète surgit la tension productive entre deux visions du monde ; l’une théiste, l’autre athée, l’une et l’autre sporadiquement entrelacées. Comme les deux visions se disent d’une création ex nihilo, il était inévitable qu’elles fussent au nouage d’une réflexion sur la complicité nihiliste entre la théologie et la poésie.
Depuis cette complicité, il nous reviendrait peut-être aujourd’hui, comme épreuve cruciale, à penser un monde sans Dieu et sans la pseudo idée du Néant.

Accompagné d’un dessin original de Marc Ferroud.

135 x 215 – 224 p. – 20,00 € – mars 2016
Lire les 25 premières pages
Découvrez le texte de la conférence donnée à Genève le 4 juin 2016

9782919318315

Alain Jouffroy passe sans porte
SAMUEL DUDOUIT

Le nom d’Alain Jouffroy n’encombre les bavardages des contemporains : faut-il y voir la rançon méritée d’une vie passée à se déprendre de toutes les servitudes volontaires ? Sans doute. Ses livres sont pourtant de ceux dont l’époque aurait le plus grand besoin si elle était capable de se regarder de temps en temps en face et de faire l’épreuve de sa folie.

Il serait présomptueux de prétendre donner ici une lecture complète de son œuvre écrite, riche de plus d’une centaine d’ouvrages qui vont de la poésie à l’essai en passant par le roman, la nouvelle, la critique d’art et la critique littéraire. Alain Jouffroy est cependant d’abord poète et c’est en poète qu’il traverse et détourne formes et figures imposées pour ouvrir, par la poésie, l’être et son langage à l’aventure qui commence avec elle et que rien ne peut enfermer dans une définition.
Ce livre est une introduction à son univers dont le caractère premier est sans doute de se montrer rétif à tout enfermement dans les cadres habituels des genres littéraires, et de tenter de cerner le ou les moteurs essentiels de cette traversée ininterrompue des signes et de la vie, de cette liberté en acte que devient toute poésie véritablement pratiquée.
Si le lecteur sortait ne serait-ce qu’un peu moins fou du livre qu’il tient dans ses mains, le pari serait gagné.
Dans un de ses derniers ouvrages, un écrivain de ses amis écrivait ces lignes qui dessinent, sans pourtant le viser sans doute, la trajectoire inachevée et inachevable d’un poète véritable dans cette basse époque sans souveraineté : « Il y a des noms gênants qu’il vaut mieux oublier ou qui, si on les mentionnait, prendraient trop de place. Tiens, une absence flagrante : un coup de gomme a été donné. Ce blanc attire l’attention du spécialiste en contre-folie, qui n’a aucun mal à en déchiffrer une trace fantomatique, puisqu’il sait lire entre les lignes et plus loin que les lignes. En principe, compte tenu du sujet traité, ce nom devrait être là. Avec un peu d’attention, on remarque sa disparition. Il n’avait pas bonne réputation, c’est entendu, mais enfin il a été un acteur incontournable du secteur. Il n’était donc pas fou du tout ? C’est probable. »
(Sollers, Medium, p.111)

135 x 215 – 356 p. – 25,00 € – décembre 2015
Lire les 20 premières pages
« La première fois d’Alain Jouffroy »
Écouter les derniers entretiens d’Alain Jo

9782919318308De la partialité – Traité sur la perception littéraire PHILIPPE SERGEANT
Accompagné de douze dessins de Marc Ferroud.

Clandestinité, altérité, partialité.

Dans la plupart des monographies que l’auteur a consacrées aux philosophes, poètes et artistes depuis les années ‘80, se sont développé indissolublement trois tendances conceptuelles. La première s’est concentrée non sur la formation des idées, mais sur leurs conditions de passage. Je ne peins pas l’être, écrivait Montaigne, je peins le passage. Transitions.

Comment une idée passe-t-elle jusqu’à nous ?
Il est apparu alors que ce qui passe dans le temps et modifie tant soit peu nos comportements, a lieu malgré nous, dans notre dos, clandestinement.
La clandestinité, en effet, est la condition de l’efficacité d’un passage. Elle permet de fuir entre les mailles du filet tendu par les stéréotypes et les conventions établies. La clandestinité s’oppose à la marginalité : la marge relie les pages du pouvoir, le clandestin délie.
Une œuvre ne nous marque pas seulement par une sorte d’empreinte qu’elle laisserait en nous, à laquelle nous pourrions nous identifier. Elle dissout les processus d’identification : l’autre pense en nous.
L’altérité est l’essence du passage dont certaines œuvres témoignent clandestinement. Enfin, si furtivement une idée s’impose à nous, si nous l’éprouvons dans son altérité, c’est que notre partialité, à tort ou à raison, s’avère comme la condition de cette double réception.
Tels sont les thèmes récurrents en cours de réflexion.
Selon le philosophe zurichois Gilbert Boss, la partialité fait apparaître notre corps au centre de notre expérience et les étoiles à sa périphérie.
C’est de cette mise en perspective dont il est question dans cet ouvrage.

lire les 15 premières pages

135 x 215 – 216 p. – 23,00 €  – avril 2015

L’ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE A ÉTÉ TIRÉE À DIX EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 À 10 ET SIGNÉS PAR L’AUTEUR ET L’ARTISTE, ACCOMPAGNÉS D’UNE SORTIE NUMÉRIQUE DATÉE, SIGNÉE & NUMÉROTÉE DE L’UN DES DOUZE DESSINS DE MARC FERROUD
Pour acquérir un exemplaire de l’édition originale, veuillez écrire à : leseditionsdulitteraire@yahoo.fr

9782919318179Michel Butor, L’Emploi du temps – ou le mode d’emploi d’un labyrinthe
PIERRE BRUNEL

Pierre Brunel endosse ici la panoplie du parfait détective anglais et part sur les traces du Nouveau Roman. Sous sa loupe passeront au crible toutes les pistes possibles qui mènent, à travers le labyrinthe de ce roman-phare, non pas au Minotaure, mais bien à l’une des clés qui ouvrira par la suite la porte à une nouvelle génération d’écrivains. L’Emploi du temps sera l’un des étalons – avec les romans de Robbe-Grillet et de Sarraute – qui marqueront plus qu’une génération, les Lettres françaises modernes.
Pierre Brunel mène son enquête sur ce « crime de l’écriture » avec minutie et détaille chaque composante de cet extraordinaire puzzle, roman désormais considéré comme un classique qui renvoie au « labyrinthe du temps et de la mémoire ».

butor4_printMichel Butor fait œuvre d’un art accompli de la fugue en plaçant au centre de ce kaléidoscope littéraire un personnage à multiples facettes, Jacques Revel, lui-même englué dans un décor à plusieurs entrées. Ce sera donc par la grâce d’une écriture extraordinaire que Michel Butor parviendra à libérer son héros et à conduire le lecteur vers une destination décalée hors du labyrinthe : ni roman policier, ni roman sentimental mais bien un texte d’une grande originalité qui marquera son époque.
Au cours de sa longue carrière à la Sorbonne, dans son enseignement et dans ses travaux, Pierre Brunel a fait une large place aux écrivains contemporains, en particulier à ceux qu’il a eu la chance de rencontrer personnellement.

butor3_printÀ Michel Butor il a consacré, outre le présent livre, plusieurs articles publiés dans des ouvrages collectifs dont Michel Butor, l’écriture nomade (Bibliothèque nationale de France, 2006). Il l’a également mis au premier plan dans son essai Où va la littérature française aujourd’hui ? (Vuibert, 2002).

La Société d’Histoire littéraire de la France, présidée par Marc Fumaroli, de l’Académie française, lui a confié l’organisation d’un colloque consacré à Michel Butor (13 & 14 décembre 2013).

L’ÉDITION ORIGINALE A ÉTÉ TIRÉE À 10 EXEMPLAIRES (PLUS 3 EXEMPLAIRES DE CHAPELLE RÉSERVÉS À MICHEL BUTOR, PIERRE BRUNEL ET L’ÉDITEUR, ACCOMPAGNÉS DE L’UN DES TROIS DESSINS ORIGINAUX). ELLE COMPORTE LES 3 REPRODUCTIONS SIGNÉES ET NUMÉROTÉES DES 3 AUTO-PORTRAITS RÉALISÉS PAR MICHEL BUTOR SPÉCIALEMENT POUR CETTE PUBLICATION.
Pour acquérir un exemplaire de l’édition originale, veuillez écrire à : leseditionsdulitteraire@yahoo.fr

135 x 215 – 156 p. – 21,00 € – décembre 2013
Découvrir les 10 premières pages : Michel Butor, L’Emploi du temps, ou le mode d’emploi d’un labyrinthe

kijno_donation 11-00-25Kijno, une donation
LUCIEN WASSELIN
Introduction de Salah Stétié

Qui découvre la donation Kijno pénètre dans l’univers du peintre. Et s’interroge. Pourquoi une telle exposition permanente dans cette petite ville de l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais ? Pourquoi un bâtiment administratif (la salle du conseil de l’Hôtel communautaire) et non un lieu dédié à l’art ? Quel est l’univers de Kijno ?

« Lad, homme au grand cœur, avait quatre cœurs. Je veux parler d’abord des deux premiers. L’un était pour le ciel, et l’autre pour la terre, ses deux patries. Entre les deux, libre de tout, l’Ange Couleur, celui qui peint avec sa propre plume. À chaque tableau qu’il imagine sur soixante-dix ans de création jamais ralentie, jamais interrompue, toujours renouvelée par son respir, l’Ange Couleur allait, venait, tournant autour du peintre pour l’aider à configurer le monde. Le monde de Lad dans le monde de l’ange, comme par la radiographie permettant de voir le fœtus encore endormi mais bientôt réveillé dans le sein de sa mère, le monde de l’Ange dans le cœur et l’intelligence de Lad, créateur et créature s’épousant et s’épuisant dans le même combat sous la même enveloppe. Car Lad croyait à l’Intelligence, c’est-à-dire aux liens étroits entre les choses et l’Esprit. […] Comme Paul, et comme Thomas, il croyait à l’Animus et à l’Anima, l’Anima la substance originale et féminine de l’Âme que l’Animus, l’Esprit, le Modeleur inspiré, formulateur et normatif, venait achever selon sa propre règle, participant aussi avec les propres moyens de l’homme, si pauvres fussent-ils, à la création universelle, celle qui derrière l’homme retrouve l’ouvrier, ce contributeur à la vision du Grand Tout. »
Salah Stétié

170 x 220 – couverture dure contrecollée – 100 p. – une trentaine de reproductions couleur – 25,00 € – décembre 2013
Découvrir les 15 premières pages

kijno_fx_amazonKijno e(s)t l’art d’aimer
FRANÇOIS XAVIER
Avant-propos de Bernard Noël
Découvrez la version Kindle

Toujours indigné, toujours en protestation, toujours en fureur, Kijno mène son combat passionné et sans fin pour imposer l’Art comme un mode de vie, seul remède contre la standardisation échevelée de l’homme. Kijno habille les couleurs, désincarne les formes, souffle le froid et le chaud, médite avec son crayon – tout en téléphonant – pour finalement peindre cette impossibilité d’une coïncidence avec soi, en révélant l’immanence encore secrète de ses célèbres papiers froissés.
Il travaille sans relâche, brûle ses sept vies pour faire voler nos certitudes les plus solides. Il tyrannise les sots, charme et fascine, impose sa force créatrice et contradictoire dans le rayonnement de sa souffrance qui devient peinture.
Car Kijno sait que la condition même du saisissement esthétique est dans le dessaisissement de la pensée. Il ne faut donc pas tenter d’y voir un ordonnancement aux arêtes roides et délimitées, mais une rencontre inédite entre le peintre et le monde.
Plutôt qu’une étude didactique qui pourrait rebuter, François Xavier nous propose une balade poétique dans l’univers de Kijno, au gré de ses souvenirs et des aventures qu’ils partagèrent ensemble.
Avec émotion et curiosité, sens de la métaphore et commentaires détaillés, il nous entraîne à la découverte de cette œuvre extraordinaire sur les traces de ce peintre-poète qui n’aime que l’art, sous toutes ses formes !

135 x 215 – 54 reproductions couleur – 180 p. – 23,00 €  – décembre 2013
Découvrir les 20 premières pages

9782919318124L’homme et l’animal :
qui des deux inventa l’autre ?

FRÉDÉRIC GROLLEAU
Préface de Jean-Claude Poizat
Enseignant à l’Institut d’études politiques de Paris
Disponible en version Kindle

« Ces exercices dissertatifs viennent à bon droit nous rappeler que, si l’homme et l’animal ne font pas toujours bon ménage, ils s’entr’appartiennent néanmoins l’un à l’autre, fût-ce pour s’entre-déchirer, s’entre-dévorer ou s’entre-tuer. L’ouvrage de Frédéric Grolleau rassemble ainsi toutes sortes de créatures imaginaires et littéraires, fantastiques ou merveilleuses, d’êtres chimériques à mi-chemin entre l’homme et la bête, tels les ingénieux animaux du fabuliste La Fontaine ou bien les inquiétants mammifères ongulés de la ferme orwellienne, des fantasmagories de chair et d’os ou bien des humains ordinaires confrontés à ce cauchemar banal qu’est l’existence humaine, tel l’homme-cafard Gregor Samsa issu de l’imagination de F. Kafka ou bien la femme-truie de M. Darieussecq, mais aussi de nombreuses références aux auteurs classiques ou moins classiques, philosophes et scientifiques, sans oublier les nombreuses « excursions » cinématographiques qui émaillent ses analyses de visions souvent insolites et troublantes, voire carrément hallucinatoires.
Or s’il est souvent question de viande crue ou cuite, de tripes, de sang et de mort dans ces textes, c’est pour nous inviter à célébrer la vie dans tous ses états et à toutes les étapes de son « évolution » : de la naissance à la mort, en passant par la dévoration cannibale ou non, la violence primitive ou « civilisée », ou bien encore la métamorphose, qu’elle soit seulement fantasmée ou réellement vécue. »
Jean-Claude Poizat

135 x 215  /  184 p. – 19,50 €  – avril 2013
Découvrez les 20 premières pages

L’interdit – SALAH STÉTIÉ
Édition définitive entièrement revue par l’auteur

À dix ans de distance (1993 pour le premier texte, 2002 pour le second) Salah Stétié s’interroge sur le statut de la poésie dans le monde contemporain qui, pour l’essentiel, l’ignore ou lui tourne le dos au profit d’autres formes littéraires plus facile d’accès et plus rassurantes. Pourtant, dit l’auteur, la poésie est depuis toujours piler au mystère de l’homme et de son destin.

C’est elle, en effet, qui interroge l’univers au même titre que la science, quoique autrement ; c’est elle qui porte vers nous, venus du fond des âges, tous les dépôts du sacré ; c’est elle qui fait et refait la langue.

135 x 215 / 76 p.  – 11,50 €  – 1er juin 2012

L’ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE A ÉTÉ TIRÉE À VINGT EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 À 20 ET SIGNÉS PAR L’AUTEUR PLUS DIX EXEMPLAIRES HORS COMMERCE NUMÉROTÉS DE H.-C. I À H.-C. X
Pour acquérir une édition originale, signée, ou commander directement (frais de port offerts) un exemplaire, veuillez écrire à : leseditionsdulitteraire@yahoo.fr

Découvrir les 10 premières pages : stetie_interdit_10pages

Ces deux ouvrages furent publiés à l’occasion du colloque Salah Stétié
qui devait initialement se tenir à Beyrouth en juin 2012 – reporté (et annulé derechef) en octobre 2012 pour se tenir finalement les 18 & 19 avril 2013

Salah Stétié ou l’avant-pays des mots
CLAUDE FINTZ

La poésie de Salah Stétié est infiniment énigmatique ; elle ouvre la porte des mondes et traverse les miroirs. Dans cette terre de feu au langage raréfié, l’univers matutinal de Stétié est rassurant comme la présence maternelle : pierre, arbre, corps, chat, ange. Le liseur est arrimé sur cette trame communielle, comme l’oiseau sur l’arbre avant son envol. Mais cette scène familière demeure crépusculaire, puisqu’elle réverbère aussi les insondables drames du cœur ; le poème, qui autorise quelques entrevues dans le foyer de ses fièvres, constitue une initiation onirique à la connaissance de soi, à travers la transformation alchimique des images induites.

135 x 215 / 108 p.  – 14,50 €  – 1er juin 2012
Découvrir les 10 premières pages : fintz_stetie_10pages

Je suis très souvent d’accord avec les gens qui pensent comme moi
FRÉDÉRIC VIGNALE
Juin 2011 / épuisé
Disponible en version Kindle

Second recueil d’aphorismes (ses statuts sur facebook) de Frédéric Vignale (le premier, salué par Libération, a paru chez Biliki en 2010), qui est aussi le directeur du journal en ligne lemague.net.
Frédéric Vignale « a gagné au Loto de l’Amour, car il est un sacré numéro complémentaire ». Et il n’y a pas qu’en relations amoureuses où il cartonne ! Fondateur et directeur de la rédaction de l’insolent (et toujours aussi lu) magazine d’informations, lemague.net, Vignale a secoué nombre de branches du grand baobab de la forêt médiatique pour sans cesse innover.

On lui doit des séries de peintures/collages sur le 11-Septembre, un site (et un livre) d’e-terviews de personnalités, de très nombreux courts-métrages qui ont fait sa réputation sur la Toile (dont certains récompensés par des prix), encore plus de photos (de jambes, de lieux, de femmes et plus particulièrement de Catwoman, son dernier livre), des chansons décalées qui ne sont pas sans rappeler un certain tube dominical qui a fait le buzz en son temps, des interventions télévisuelles, voire radiophoniques outre-Atlantique ; bref, autant d’actes gratuits pour réveiller les consciences et rapprocher les Hommes.

Les Âmes Sentinelles
MARC ALPOZZO
Juin 2011

« Qu’est-ce qu’un écrivain ? Entre écriture et praxis, n’est-il pas l’homme qui nous convie à conquérir notre liberté ? Aussi, faut-il l’envisager dans les polémiques de son temps. Et l’on ne saurait vraiment comprendre ces polémiques sans se référer aux aliénations et aux tabous de notre époque…
J’ai compris depuis déjà un certain temps, alors que j’ai publié l’ensemble des articles de ce double recueil dans diverses petites revues, que l’unité et l’intelligibilité de tous ces textes se situaient dans le mécanisme de l’interprétation du réel, autrement dit à ce carrefour où se cherchent et s’affectent auteur et lecteur, au point que l’on puisse dire de l’œuvre qu’elle est l’expression d’une psyché commune, et plus encore, par certains aspects, la révélation d’un monde que le lecteur s’obstinait à ne pas apercevoir. (…) Aussi, ce livre raconte-t-il l’histoire de ces histoires, et repose sur un triple pari : transposer dans les mots l’objet que s’est donné, réel ou imaginaire, le créateur en élaborant son œuvre. Exprimer les contradictions, les inhibitions qui affectent les artistes, puis les violences, les crises qui ravagent la société et imposent, à celui qui voudrait changer les choses, la tâche ingrate d’exprimer le réel. Enfin, percevoir en quoi l’art ou la littérature, par ses œuvres, semblent être le dehors d’un acte qui s’accomplit dans la vie.
Pour comprendre ce mouvement créatif, il fallait aller au plus près de ces auteurs. Il fallait fréquenter les œuvres de ces artistes. C’est ainsi que j’ai conçu ce livre. »
Marc Alpozzo

Les Grands Entretiens du litteraire.com : un florilège des meilleurs entretiens publiés entre 2003 & 2008
Mars 2011 / épuisé
C’est tout le panorama de la création littéraire, française et étrangère, qui est passé sous l’œil critique des trois fondateurs du magazine. Des trublions de la BD, que sont Lofficier et Formosa, au clown Buffo, interprété par Howard Buten, à la génération montante, représentée par David Foenkinos et Philippe Jaenada, l’horizon s’élargit, pour, d’un seul regard, aller de l’écrivain uruguayen Carlos Liscano, emprisonné pendant treize ans, à Jean-Claude Zylberstein qui fonda, voilà vingt-cinq ans, la collection « Domaine Étranger » chez 10/18 (puis « Grands détectives »), Serge Safran (qui créa Zulma en 1990) et Hubert Haddad, l’un de ses auteurs les plus représentatifs, tout en incluant Jacques Damade, le fondateur des éditions de la Bilbiothèque ou encore Iain Pears (l’auteur du Cercle de la Croix) et Andrei Nakov (auteur de la monographie-événement consacrée à Malewicz) sans oublier de laisser une large place à ces femmes sans qui la littérature ne serait pas ce qu’elle est : Brigitte Bouchard (fondatrice et directrice des Allusifs, maison québécoise), Aleksandra Sokolov (fondatrice et directrice des éditions d’art Thalia) ou encore Sylvie Gracia qui fonda la collection La Brune il y a plus de dix ans au sein des éditions du Rouergue.
Avec, comme point d’orgue, pour refermer ce premier livre, l’entrevue au grenier que nous avait accordée Hubert Nyssen le 2 juin 2008, au Mas Martin.

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